SUIVI PAR SATÉLITE NOAA DE LA VARIABILITÉ SPATIALE ET TEMPORELLE DES FEUX DE BROUSSE AU BRESIL

(17/06/2014)

 

EVARISTO EDUARDO DE MIRANDA

ALUIZIO M. TAKEDA

JOSEÉ ROBERTO MIRANDA

ABSTRACT: The burnings in Brazil have been the target of concern and controversy. The Environmental Monitoring Center (NMA) has developed, for the Agência Estado (AE), computer programs which organize into maps the data recieved daily from NOAA/AVHRR satellite. The results are sent from the National Space Research Institute (INPE) to the NMA by Internet. There, weekly statistics and maps are genereted according to the 1:250.000 sheets grid. Regional maps and detailed analytical comments are available at the NGO ECOFORCE. This work discusses the burnings variability, comparing the monthly cartographic and numerical results of 1991, 1992 and 1993.

1 – Introduction

La dimension prise par les feux de brousse dans la région intertropicale a été objet de préocupation au niveau international (Fontan, 1993; Harris, 1990). L’utilisation du feu est une pratique généralisée au niveau de l’agriculture brésilienne (John, 1988). Le feu est utilisé aussi bien dans les systèmes de production les plus primitifs, comme ceux pratiqués par les indiens dans la chasse et dans l’agriculture sur brulis, comme dans les systèmes agricoles les plus intensifiés liés à la canne à sucre, au cotton et aux céreales.

Ce travail présente des données aquises sur la base d’images NOAA, relatives à la détéction, à l’emplacement et à la dynamique spatiale et temporelle des feux de brousse au Brésil pendant les mois des années 1991, 1992 et 1993. Les informations déjà disponibles sont en train de faire évoluer les pratiques agricoles et les actions de protection de l’environnement (Setzer & Pereira 1991; Miranda, 1991). Le Brésil est aujourd’hui un des seuls pays a avoir un système opérationnel à ce niveau.

2 – Objectifs

L’equipe multidisciplinaire et multi-institutionnelle de ce projet a mis au point un système de suivi, cartographie et difusion hebdomadaire d’informations sur les feux detectés au Brésil, pendant les mois de l’hiver austral, basé sur l’usage des images NOAA-AVHRR. Deux objectifs secondaires ont été définis:

a – Mettre au point à l’ Institut National de Recherches Spatiales (INPE) un système d’ aquisition, traitement et stockage digital de données numériques sur les feux, obtenues à partir des images NOAA sur l’antenne de Cachoeira Paulista;

b – Développer au NMA et à l’ong ECOFORCE, des programmes pour produire automatiquement des cartes des feux du pays, régions et états de la fédération, par semaine, mois et année.

3 – Méthodes

L’acquisition journalière des données AVHRR est faite par l’antenne de l’INPE à Cachoeira Paulista. Les données journalières sont corrigées géometriquement. Après cette corréction les programmes traitent l’image AVHRR et détectent les points de feu. Chaque point est identifié en termes de coordonées géographiques et est verifié sur les autres cannaux du satélite, en vue d’éviter des problèmes de refléxion. Des “caches” programmés sur les étendues d’eau éliminent, aussi, le même problème. À la fin de chaque semaine est constituée une matrice récouvrant le Brésil, avec une maille de 0,5 degré de latitude et longitude, avec le total des feux détéctés. Plus de détails sur ces aspects méthodologiques ont déjá été objet de publications (Setzer et al., 1992).

Cette matrice est envoyée par voie électronique au NMA. Des cartes de base au 1:250.000 ont été digitalisées dans un SIG et puis transformées en format PostScript sous OpenWindows. Les cartes obtenues sont analysées à l’ECOFORCE par une équipe d’écologues et agronomes qui les confrontent aux cartes de végétation et d’usage des terres disponibles. L’ensemble du système de suivi et cartographie des feux est objet de perfectionnements constants (Takeda et al., 1994).

Les résultats obtenues à chaque semaine sont distribués par courrier et fax depuis l’ECOFORCE. Ils peuvent aussi être obtenus par FTP auprès du NMA, em format PostScript pour les cartes et ASCII pour les textes. L’Agence Estado – AE, un important groupe de presse du Brésil, diffuse ces résultats, toutes les semaines, auprès de près de 400 journaux et revues. L’ECOFORCE met au point une structure de communication électronique où, par FTP, TELNET et Mosaic, ces données seront disponibles 24 heures sur 24. Cette cartographie des feux a permis d’aborder leur dynamique spatiale et temporelle (Miranda & Miranda, 1992; Miranda, 1993).

4 – Resultats

Une illustration des résultats est présentée par le biais de deux cartes: une nationale (Figure 1) et une régionale (Figure 2) des totaux annuels de 1993. Des cartes analogues sont produites toutes les semaines et tous les mois et représentent près de 350 cartes produites par année.

Le nombre total des feux détéctés a été de 467.012 points en 1991, 290.773 points en 1992 et 314.490 en 1993. Les répartions spatio-temporelles mensuelles observées ont été très similaires pendant les trois années (Figures 3, 4 et 5). Elles illustrent le caractère non “accidentel” des feux au Brésil, que rarement deviennent des incendies et avec lesquelles ils ne peuvent pas être confondus. Ils sont une pratique constante et maitrisée par les agriculteurs dans leurs systèmes de production. L’évolution des techniques agricoles, la diminution – voir l’arrêt – de l’expansion de la frontière agricole en Amazonie et la prise de conscience sur les problèmes de l’environnement sont peut être à l’origine d’une apparente tendance à la diminution du phenomène entre 1991 e 1993.

 

 

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